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Cartographie des lauréats des appels à projets et appels à manifestation d'intérêts Mobilités

1. Les lauréats de l'appel à manifestation d'intérêt TENMOD 2018, 2019 et 2020

L’appel à projets favorise la mise en œuvre par les territoires peu denses, ruraux et de montagne de projets de mobilités quotidiennes, durables, pour tous, innovantes sur le plan technique et/ou sociétal et/ou de la gouvernance du point de vue des projets déjà développés sur le territoire, répondant à un besoin local.

En 2018, deux relevés ont été effectués. Ce sont près de 53 territoires qui sont lauréats. En 2019, un relevé a été effectué. C'est 8 territoires lauréats complémentaires. L'édition 2020, quant à elle, est un franc succès avec 33 lauréats.

Courant décembre 2020, un nouvel appel à manifestation d'intérêt sera ouvert pour l'édition 2021.

2. Les lauréats de l'appel à projets Fonds mobilités actives - Continuités cyclables 2019, 2020 et 2021

Lancés chaque année dans le cadre du Plan "Vélo et mobilités actives", les appels à projets du Fonds mobilités actives visent à accompagner les territoires dans leur transition vers une mobilité quotidienne plus active.

Le premier appel à projets "Fonds Mobilités Actives - Continuités Cyclables", lancé en 2018, avait pour objectif de résorber des discontinuités d’itinéraires cyclables et d’offrir des infrastructures sécurisées et confortables à des usagers quotidiens de plus en plus nombreux. Cet appel a été un franc succès avec 153 projets lauréats couvrant 111 territoires pour un total de 43 millions d’euros de subventions.

La deuxième édition, lancée fin 2019, a poursuivi ces mêmes objectifs et a permis de confirmer la dynamique favorable en faveur du développement de l’usage du vélo malgré la crise sanitaire et les élections municipales perturbées. Les 186 projets lauréats, sur 127 territoires ont bénéficié d’une aide totale de 70 millions d’euros de subventions afin de réaliser des projets d’aménagements cyclables dont le budget total se monte à 425 M€. Ces projets sont variés et utiles, comme la création de passerelles, la réhabilitation de ponts, la sécurisation des franchissements de carrefours complexes, etc. Une attention particulière a été apportée aux projets en outre-mer, aux projets dont la collectivité s’est engagée dans le « savoir rouler à vélo », ainsi qu’à ceux situés en zone peu dense.

La troisième édition, lancée en juillet 2020 dans le contexte de crise sanitaire et d’engouement pour le vélo, vise à soutenir financièrement les maîtres d’ouvrage dans leurs projets de pérennisation des pistes cyclables de transition, de réalisation d’itinéraires cyclables sécurisés et de résorption de discontinuités d’itinéraires. Ce nouvel appel à projets confirme l’intérêt grandissant des territoires pour le développement de l’usage du vélo, avec 194 projets lauréats sur 155 territoires pour une aide totale de 101 millions d’euros pour des projets dont le total des budgets se monte à 461 M€. Ce sont 12 projets des pérennisations de pistes cyclables qui sont ainsi financés, aux côtés de nombreuses passerelles, franchissements de carrefours, itinéraires en pistes cyclables ou de voies vertes, permettant de sécuriser, d’améliorer et de rendre accessible au plus grand nombre les parcours cyclistes. Géographiquement, 17 des 18 régions métropolitaines et d’outre-mer ont au moins un projet lauréat, ce qui marque une progression dans la prise en compte du vélo sur tous les territoires.

3. Les lauréats de l'appel à projets Vélo et Territoires 2019

L’objectif de cet appel à projets est d’accompagner les territoires afin de leur permettre d’anticiper le déploiement du plan vélo en soutenant la définition, l’expérimentation et l’animation de leur politique cyclable.

103 candidats ont été retenus au 1er relevé de cet appel ! Il s’agit de territoires ruraux, péri-urbains et urbains peu denses, représentants toutes les régions métropolitaines mais également les Outremer.

Avec 124 candidats retenus au 2ème relevé de cet appel, ce sont au total, 227 territoires engagés. Cette mobilisation inédite des territoires, dans toute leur diversité, confirme que le vélo est l’une des solutions de mobilité plébiscitées par les citoyens et leurs élus locaux, tant pour engager la transition écologique que pour lutter contre les fractures sociales et territoriales.

Une grande partie des actions des lauréats vont être soutenues par le programme de certificats d’économie d’énergie AVELO porté par l’ADEME et doté de 13M€.

Cet accompagnement s’articule autour de trois axes :

  • le cofinancement d’études (schéma directeur cyclable);
  • le cofinancement d’expérimentation de services vélo (prêt/location de vélos, atelier d’auto-réparation, vélo école…) ;
  • le cofinancement de campagne de communication grand public pour promouvoir le vélo

L’ADEME financera également sur ses fonds et à hauteur de 2.3M€ la création de postes de chargés de mission vélo et des actions portées par les collectivités d’Outre-Mer (COM).

4. Les lauréats de l'appel à projets Expérimentation du Véhicule Routier Autonome (EVRA)

L’expérimentation est au cœur de la stratégie nationale de développement des véhicules autonomes. Elle doit permettre à la fois de développer les usages et la connaissance de ces systèmes par les citoyens et les acteurs des territoires, et de construire le futur cadre de régulation, notamment en termes de validation de la sécurité.

Pour démultiplier les expérimentations, le Gouvernement a lancé en juin 2018 un appel à projet pour des expérimentations de grande échelle, dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA).

Cet appel à projet (EVRA) vise à soutenir des projets d’expérimentation de cas d’usages de véhicules autonomes, commercialisables d’ici 2022, dans le domaine de la mobilité individuelle, partagée ou collective, du fret et de la logistique. Ces projets concourront ainsi au développement de méthodologies de validation de la sécurité et à l’amélioration des connaissances sur les usages et l’acceptabilité.

L’objectif a été de sélectionner un nombre limité de projets, de taille critique suffisante, disposant de la meilleure gouvernance entre les partenaires du projet, mais aussi avec les autres projets et les pouvoirs publics, afin d’exploiter au maximum les synergies entre les cas d’usages et de mutualiser les compétences nécessaires à l’expérimentation.

Alors que l’appel à manifestation d’intérêt avait permis à 13 territoires et 12 consortiums contenant des industriels de manifester leur intérêt, certains se sont ensuite regroupés pour former 2 larges consortiums qui ont présenté leur candidature à l’appel à projets. Cette phase d’organisation et de préparation des dossiers a duré un an. Les 2 projets ont été retenus, pour un total de 16 expérimentations de véhicules autonomes.

1. Le projet SAM (Sécurité et Acceptabilité de la conduite et de la Mobilité auto-nome), conduit par la Plate-forme automobile (PFA). Il regroupe 13 expérimentations, correspondant à des roulages de véhicules sur des voies à chaussées séparées, un service de valet de parking, des services de transport à la demande dans un quartier urbain dense, des services de ligne de bus autonomes, la desserte d’une gare RER en milieu rural, des services de transport à la demande complémentaires au réseau de transports collectifs, un rabattement entre un établissement médical et son parking déporté par des navettes sans opérateur à bord, des services de mobilité autonome sur une emprise ferroviaire péri-urbaine, et des engins de livraison autonomes).

2. Le projet ENA (Expérimentations de Navettes Autonomes), conduit par l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR). Il regroupe 3 expérimentations portant sur des services de navettes autonomes en complémentarité du réseau de transport urbain et de desserte d’une zone rurale très peu dense.

Avec ce programme de 16 expérimentations, la France change d’échelle : c’est le cap de 1 million de kilomètres de circulation qui sera atteint à l’horizon 2022. Les consortiums lauréats ont présenté à l’appel à projets un budget global de 120 M€, l’État finançant 42 M€, soit à hauteur de 35 % en moyenne. A ceci s’ajoutent les contributions des collectivités locales des territoires concernés, qui conduirait ainsi à des dépenses totales consacrées à ces expérimentations par les acteurs publics et privés de l’ordre de 200 M€.

Dossier de presse - Développement des véhicules autonomes. L'État s'engage dans 16 nouvelles expérimentations